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terça-feira, 30 de junho de 2015

Les Bacchantes restaurées sous les yeux du public au musée

Les Bacchantes, ces deux combattantes nues d’Antoine Falguière exposées au musée des Beaux-Arts, vont se refaire une beauté en direct.


Les Bacchantes trônent au milieu du musée des Beaux-Arts. Ce plâtre original du sculpteur Alexandre Falguière (1831-1900) sera prochainement restauré en présence du public par Bruno Perdu.

Après des études de chimie, Bruno Perdu est devenu... pharmacien. « J’aimais beaucoup l’histoire de l’art et le métier de restaurateur me permet d’allier les sciences à cette discipline, j’ai donc fait l’école du Louvre pour la restauration des sculptures. »

Ce métier, qu’il exerce depuis 20 ans, lui a permis d’étudier différents processus artistiques et la réactivité des matériaux aux méthodes de restauration moderne. Une autre façon d’aborder l’art : l’approche de la matière dans son aspect physico-chimique.

Ses connaissances et sa pratique lui ont permis de travailler sur la restauration d’œuvres remarquables : « A Paris, j’ai restauré Les Chevaux de Marly de Coysevox au Louvre, L’Ugolin de Rodin ou encore Héraclès Archer de Bourdelle, mon artiste préféré », énumère le restaurateur.

Le Combat des Bacchantes d’Alexandre Falguière fut exposé pour la première fois au salon de 1886. Il est ensuite visible au musée du Petit Palais de Paris qui le mettra au dépôt d’Auteuil en 1842. Le musée des Beaux Arts de Calais l’accueillera en 1975 où l’œuvre retrouvera ses lettres de noblesse.

Ce symbole de la sculpture classique du XIXe siècle est une épreuve originale et complexe de l’artiste, lauréat du Grand Prix de Rome en 1859 et ami de Rodin. Les Bacchantes offrent aux visiteurs une scène figée de combat entre deux femmes nues qui s’empoignent le visage, la gorge et s’arrachent les cheveux.

Leurs bouches ouvertes et leurs regards de furies détonnent avec les œuvres autour d’elles, posées en une arène artistique assistant à une lutte dans la boue.

Dans la boue, car la patine sur ce plâtre ancien est sombre et cause bien des soucis à la restauration : « La patine est brune, on ne sait pas si elle a été déposée volontairement pour donner cet aspect ou si l’oxydation des matières engendre ce résultat. Les prélèvements et les analyses ne nous apportent pas beaucoup d’éléments de réponse. Le plâtre a perdu son épiderme, il fixe la poussière et il s’est encrassé. Il est possible que Falguière ait voulu teinter son plâtre pour lui donner l’aspect d’un bronze dans l’espoir d’une commande mais rien n’est certain ».

Bruno Perdu a déjà effectué des tests de nettoyage avec de l’attapulgite, de l’alginate et du solvant. Le comité technique composé notamment du Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF) et de Barbara Forest, conservatrice au musée, permettra de déterminer la méthode de restauration et le degré de nettoyage à effectuer.

Dans les prochaines semaines, les visiteurs pourront donc assister à la renaissance de la beauté des deux combattantes d’Antoine Falguière, travail habituellement réalisé dans les coulisses des musées à l’abri des regards.

fonte: @edisonmariotti #edisonmariotti http://www.nordlittoral.fr/

Emilie Demeulemeester

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