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terça-feira, 20 de outubro de 2015

Warhol, en cent deux ombres au musée d'Art moderne, France

Andy Warhol n'était pas un être décérébré coiffé d'une perruque et seulement mû par l'appât du gain - comme il s'est évertué à le faire croire jusqu'à sa mort. Avec une nonchalance étudiée, il a dit tout et son contraire. Il s'est montré superficiel, mais ce catholique pratiquant était mélancolique et très sensible. Il a peint des sujets commerciaux comme les célébrités, mais aussi travaillé sur des thèmes invendables, comme la mort, le sexe ou l'abstraction.
Andy Warhol devant les « Shadows », à la galerie Heiner Friedrich, à New York en 1979.
Photo Arthur Tress/Courtesy Dia Art Foundation, New York
© The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / ADAGP, Paris 2015



L'exposition du musée d'Art moderne de la Ville de Paris qui se tient jusqu'au 7 février n'est pas le énième show décoratif consacré au pape du pop (comme le fut la laborieuse rétrospective de 2009 au Grand Palais). Ici, bien que les époques soient un peu trop mélangées, l'esprit de cet être visionnaire, provocateur et iconoclaste est fidèlement retranscrit. 

On n'échappe pas aux vidéos de ses débuts, les « Screen Tests », lorsqu'il fait des portraits filmés de personnages immobiles tel Marcel Duchamp, Dali ou son égérie Edie Sedgwick. Mais l'année même du décès de Marcel Duchamp, en 1968 après avoir failli lui-même perdre la vie à quarante ans, à la suite d'une agression à main armée, Andy se fait plus craintif. Plus de Silver Factory où l'on accueille les toxicos stylés… Son studio devient l'épicentre d'une production tous azimuts et un salon de rencontres mondaines. C'est cet esprit qui est montré au musée d'Art moderne.

L'oeuvre de Warhol se caractérise par l'obsession stylisée de la répétition. Car la répétition c'est l'abondance, le capitalisme, la publicité… Par là même, il commercialise les icônes de la société moderne… L'ensemble proposé au MAM n'est pas exhaustif mais les oeuvres sont parfaitement accrochées, par séries, comme le souhaitait l'artiste. Ainsi de l'ensemble des chaises électriques, instrument de mort « made in USA », placées sur un papier peint orné de vaches fuchsia sur fond jaune fluo, comme dans l'exposition de 1971 au Whitney Museum.


PEINTURES ABSTRAITES
Le clou de l'exposition est du jamais vu. En 1978, Andy Warhol va produire toute une déclinaison de peintures abstraites de près de deux mètres de long chacune, en 102 exemplaires, les « Shadows » , pour une fondation américaine. Cette oeuvre monumentale n'avait jamais été montrée intégralement jusqu'à ce jour. L'immense salle courbe du musée, dans laquelle s'insère parfaitement la giga suite, est l'écrin idéal pour cette hallucination picturale. Il faut la voir.



http://www.lesechos.fr/week-end/culture/expositions/021397187583-warhol-en-cent-deux-ombres-au-musee-dart-moderne-1165740.php?

Cultura e conhecimento são ingredientes essenciais para a sociedade.
Judith Benhamou-Huet / Journaliste

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