Listen to the text.

quarta-feira, 20 de abril de 2016

À Lausanne, on détruit le patrimoine pour construire un musée

Le but du jeu ? Détruire un bâtiment protégé. Que les moins doués se rassurent, c’est beaucoup plus facile qu’on ne le pense. Certes, les règles du jeu sont subtiles, mais une fois qu’on les a comprises, on gagne à tous les coups.


1. Vue du chantier du futur musée
Destruction de la halle aux locomotives
Photo : Collectif gare

Règle numéro 1 : on ne peut détruire un bâtiment protégé que s’il est « d’intérêt régional » ou « local ». Les bâtiments d’« intérêt national » bénéficient de la carteSuper Pouvoir d’Immunité, ils sont donc intouchables, pour le moment.

Règle numéro 2 : on ne peut détruire un monument protégé que si des « intérêts supérieurs » justifient sa destruction. Il faut alors piocher une carte Prétextequi fournira la justification nécessaire et permettra de continuer la partie. Exemple : « Vous pouvez, sans passer par la case prison, détruire un édifice patrimonial si c’est pour construire un musée à la place ». Oui, on peut, au nom de la culture, détruire le patrimoine. Car la carte Musée est plus forte que la carteMonument Protégé. C’est comme ça, c’est la règle.

Règle numéro 3, facile à retenir parce qu’on la trouve dans beaucoup d’autres jeux : on a le droit de faire appel à des experts et ne pas suivre leur avis. Il faut, pour ce faire, brandir la carte Joker, celle avec un clown qui tire la langue.

Le jeu se déroule en Suisse, précisément dans le Canton de Vaud, à Lausanne. Si ce n’était pas consternant, on serait tenté non seulement d’en rire, mais d’être soulagé ; soulagé de constater qu’il n’y a pas qu’en France que le patrimoine est saccagé dans la joie et la bonne humeur.

2. Les anciennes halles de locomotives
aujourd’hui détruites
Photo : Christian Campiche

Aujourd’hui, l’ancienne halle de dépôt des locomotives, construite en 1911, est entièrement rasée
, ou presque (ill. 1). Les premiers coups de pelleteuse ont été donnés le 15 février pour faire place nette et construire un pôle muséal.

Cette halle était pourtant un élément du patrimoine industriel, elle était classée en note 2 c’est-à-dire répertoriée comme ayant un « intérêt régional » (ill. 2 et 3). Ce type de monument a, c’est ce que précise la définition de la note 2, « une valeur justifiant un classement comme monument historique. En attendant l’engagement de cette mesure, il est inscrit à l’inventaire. » Le texte emploie tout de même un prudent conditionnel : « L’édifice devrait être conservé dans sa formeet dans sa substance. » 

Oh la jolie brèche où s’engouffrer. Michael Fiaux, délégué à la communication a répondu aux questions que nous avions adressées à Pascal Broulis, chef du département des finances et des relations extérieures du Canton de Vaud ; il affirme que « dans l’analyse qui a conduit à valider la destruction de ce bâtiment l’élément prépondérant a été la notion de création de patrimoine. En effet, il a été jugé que le patrimoine bâti créé dans le cadre du Pôle muséal aurait une valeur plus importante que la conservation de l’existant » (ill. 4). Tel est le credo des responsables de la politique culturelle : le patrimoine virtuel a plus de valeur que le patrimoine existant. La maire de Paris, Anne Hidalgo, ne disait pas autre chose lors des vœux qu’elle adressait à la presse en janvier : « Paris est une ville innovante qui ne doit pas être bloquée par son histoire ». Camarades, abattons tous ces murs, ce ne sont que de vieilles pierres.

Le conditionnel disparaît pour les monuments classés en note 1, c’est-à-dire d’intérêt national, ce qui pour le moment les protège : « Le monument doit être conservé dans sa forme et dans sa substance. ». Quant aux édifices classés en note 3, d’intérêt local, ils « méritent d’être conservés », autant dire que leurs jours et leurs pierres sont comptés (par les promoteurs, les créateurs de patrimoine, les pourfendeurs de l’histoire, les hérauts d’une culture ludique et festive...).


JPEG - 144.5 ko
3. Vue de la halle aux locomotives
Photo : Collectif gare






Bien qu’il s’intéresse au patrimoine (celui du passé, tellement ringard), le rapport de Laurent Chenu1, conservateur des monuments et sites du Canton de Vaud, valait la peine d’être lu. Il souligne l’importance de ces halles pour l’histoire du patrimoine industriel vaudois. Il détaille leur organisation fonctionnelle, véritable innovation en Suisse à l’époque, avec le filtrage des fumées par injection d’eau, le système de récupération des poussières de charbon et leur utilisation comme source d’alimentation combustible pour le chauffage central. Il décrit la rationalité du bâtiment, l’organisation et la fonctionnalité exemplaires des mouvements des locomotives à l’intérieur du dépôt, qu’on trouvait alors en Allemagne, mais pas en Suisse. 
La structure enfin, est elle-même admirable : la charpente en bois, les toitures, l’absence de piliers intermédiaires pour les soutenir. « Malgré les interventions postérieures à son édification, la volumétrie, la spatialité et la matérialité de la construction de 1911 sont non seulement encore présentes, mais témoignent réellement d’une qualité historique et d’une conservation remarquable. Sa pérennité couplée à l’exceptionnalité de sa typologie et à son caractère unique dans le contexte ferroviaire de Suisse romande font du dépôt des locomotives de 1911 un édifice remarquable et particulièrement bien inscrit dans son site ». Laurent Chenu enfonce le clou, qui n’a pas suffi hélas à maintenir les halles debout : « Les mesures de protection impliquent notamment que les propositions de modifications de l’ouvrage s’appuieront sur une lecture attentive de ses caractéristiques et sur une compréhension de la composition formelle et architecturale de l’édifice. ». L’architecte du futur musée a bien compris la composition formelle des halles, il a surtout compris qu’elles n’étaient pas adaptées à des fonctions muséales, aussi a-t-il proposé de les démolir. En effet, c’était plus simple.

4. Projet pour le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne
© Fabrizio Barozzi et Alberto Veiga


L’histoire remonte plus loin. Tout a commencé lorsque la nécessité d’agrandir le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne s’est transformée en nécessité de construire un nouveau bâtiment ex-nihilo. Le musée dirigé par Bernard Fibicher est actuellement sis dans le beau Palais de Rumine, qui doit son nom à Gabriel Rumine (ill. 5 et 6) ; cet aristocrate d’origine russe légua à sa mort en 1871, 1,5 millions de francs suisses à la Ville de Lausanne pour construire un édifice d’utilité publique. La Ville choisit d’élever une nouvelle université, les travaux commencèrent en 1892 d’après les plans du Lyonnais Gaspard André qui proposa une architecture inspirée de la Renaissance florentine, en écho à la culture humaniste qu’il fallait transmettre. Le palais fut inauguré en 1906 et devint un lieu de connaissance encyclopédique. Encore aujourd’hui on y trouve les musées cantonaux des beaux-arts, de géologie, de zoologie, d’archéologie et d’histoire, le musée monétaire et la bibliothèque cantonale universitaire.

Il faut reconnaître que l’espace laissé aux beaux-arts est très restreint. Mais même restreint, il méritait d’être exploité. Or les collections permanentes sont invisibles, les salles qui leurs sont dédiées étant occupées par des expositions temporaires dédiées ces derniers temps à l’art contemporain. Les collections sont pourtant réputées pour avoir des ensembles importants de Félix Vallotton, Théophile-Alexandre Steinlen, Charles Gleyre, Abraham-Louis-Rodolphe Ducros, Louis Soutter... Tant pis pour les artistes suisses qui sont morts, ils seront aussi invisibles ; du moins de leurs compatriotes, tant qu’on n’aura pas un lieu digne de ce nom pour les exposer, c’est la double peine.

JPEG - 174 ko
5. Le Palais Rumine
Place de la Riponne à Lausanne
Photo : Urs Zeier (CC BY-SA 3.0)
JPEG - 151.8 ko
6. Intérieur du Palais Rumine
Photo : Odrade 123 (CC BY-SA 3.0)


Il a d’abord été question d’édifier ce nouveau musée au bord du lac, à Bellerive, en 2008. Tollé des habitants. Une votation (ou référendum) a enterré, ou plutôt noyé ce projet, tout comme une votation a rejeté plus récemment le projet de Jean Nouvel pour le musée de Genève (voir la brève du 28/2/16). Un autre site a donc été cherché et une commission - le conseil d’État a désigné un groupe cantonal d’évaluation des sites (GCES) composé d’une trentaine de personnes - a été chargée d’étudier différentes possibilités. Elle a finalement conclu que le lieu le plus adéquat était la place de la Riponne à Lausanne, sur la colline de la Cité, une place où justement se dresse l’actuel Musée cantonal des Beaux-Arts. Il fut donc question de construire une annexe au Palais Rumine. 

L’avis de la commission en faveur de la Riponne fut donné et le Conseil d’État s’empressa de ne pas le suivre. Il choisit le deuxième lieu sur la liste des sites retenus, l’ancienne halle de dépôt des locomotives, site obtenu par le biais d’un échange de terrains entre la municipalité et les CFF (chemins de fer fédéraux). « La faisabilité technique et le fait d’avoir un seul propriétaire comme interlocuteur, contrairement à l’espace Riponne qui est sur un parking souterrain et où de multiples propriétaires sont impliqués, » justifient ce choix, selon Michael Fiaux. Le site de la CFF s’étend sur 26 000 mètres carrés, aussi une idée a-t-elle surgi en cours de route : et si l’on y installait non pas un, mais trois musées ?

Cet ensemble réunira, sous la direction de Chantal Prod’Hom2 trois institutions lausannoises actuellement installées dans trois bâtiments intéressants, mais aujourd’hui jugés trop petits ou inadaptés : le Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), le MUDAC (Musée de design et d’arts appliqués contemporains), sis dans la Maison Gaudard, constituée de plusieurs habitations datant du Moyen Age qui ont été réunies au fil des siècles, et enfin, le Musée de l’Elysée dirigé depuis 2014 par Tatyana Franck ; c’est un musée de la photographie qui doit son nom au lieu qui l’accueille, la Campagne de l’Élysée, maison de maître construite entre 1780 et 1783 par Abraham Fraisse. Un nouvel édifice sera construit pour accueillir le MCBA, un second abritera à la fois le MUDAC et l’Elysée.

Les différents acteurs de ce pôôôôle muséal prennent pour référence Berlin ou Vienne. Bref Lausanne n’aime pas son identité cantonale, elle a les ambitions d’une capitââââle européenne. Détail insignifiant : le quartier muséal et culturel se trouve déjà sur la colline de la Cité, où se dressent, près du Palais Rumine, la cathédrale, le Château Saint-Maire, le MUDAC, le Musée historique de la ville... Au lieu de mettre en valeur ce qui existe déjà, un pôle sera donc créé de manière artificielle à côté de la gare. Ce n’est pas plus mal après tout, les touristes n’auront pas à s’aventurer en ville, et pourront repartir plus vite. Pascal Broulis a même un temps évoqué la possibilité de créer un port franc, une idée qui n’est plus d’actualité.

Il est tout de même étonnant que le voisinage de la gare suscite l’enthousiasme. Tout d’abord, celle-ci sera aussi en travaux pour agrandissement, ce qui fera de ce quartier un chantier permanent pendant plusieurs années. Par ailleurs, le musée se dressera au bord des voies ferrées, mais ça n’a l’air d’inquiéter personne, ni pour la sécurité des œuvres ni pour celle des visiteurs. Après tout, l’accident survenu en 1994 - un train de marchandises composé notamment de wagons transportant des produits chimiques a déraillé en gare de Lausanne - n’est plus qu’un mauvais souvenir.

JPEG - 94.8 ko
7. Maquette pour le future Musée cantonal des Beaux-Arts
© Fabrizio Barozzi et Alberto Veiga
JPEG - 64.2 ko
8. Maquette pour le bâtiment qui abritera
le Mudac et l’Elysée
© Aires Mateus


Un premier concours d’architecture a été lancé pour le nouveau Musée cantonal des Beaux-Arts qui devrait sortir de terre en 2019, sous la forme d’une grosse boîte rectangulaire blanche, pour la bagatelle de 83,5 millions de francs. Le concours a été gagné par un bureau d’architecture barcelonais réunissant Fabrizio Barozzi et Alberto Veiga (ill. 7). Certains candidats avaient semble-t-il tenté d’adapter leur projet à l’architecture des halles. Erreur. Le lauréat propose de les raser. 

La démarche est claire : 1. on impose le choix des halles pour y installer un musée, 2. on détruit ces halles parce qu’elles ne sont pas adaptées. 

Attention, ne dramatisons pas, l’architecte ne fera pas vraiment table rase, il laissera quelques miettes, des reliquats ou des reliques, pour l’ambiance. Il a en effet préservé la façade sud de la nef centrale de la halle et quelques traces de l’ancienne activité ferroviaire, comme les empreintes des rails et la plaque tournante pour les locomotives. À défaut de conserver le patrimoine, on conserve sa mémoire, c’est moins encombrant. Sans rire, le projet des architectes espagnols est présenté sur le site du Pôle Muséal comme « la définition d’un nouvel espace urbain et public ainsi que l’entretien d’un lien symbolique et émotionnel du passé ». La Poste du Louvre à Paris, en est elle aussi réduite au symbole et à l’émotion (voir l’article). 

Enfin, le MUDAC et l’Elysée s’installeront dans un seul bâtiment construit un peu plus loin si tant est qu’on trouve le financement nécessaire puisqu’il manque tout de même 35 millions sur les 100 millions nécessaires à ce deuxième chantier. Le lauréat du concours pour le deuxième bâtiment est un cabinet portugais, Manuel et Francisco Aires Mateus (ill. 8).

Le projet de ce Pôle muséal a bien évidemment soulevé des protestations : Christian Campiche notamment, a écrit plusieurs articles sur le site La Méduse, se faisant l’écho du Collectif Gare qui a déposé quant à lui plusieurs recours devant le Tribunal administratif et le Tribunal fédéral. En vain. Ces opposants n’ont pas compris le but du jeu : désosser et non pas protéger, un peu comme le jeu du Docteur Maboule .



Fonte: @edisonmariotti #edisonmariotti





Lisboa, Portugal, já tem um Museu do Dinheiro. Entre na máquina do tempo.

Museu do BdP abre esta quarta-feira e conta a história da banca e das moedas do mundo. É vasto e interactivo, e até se pode pegar numa barra de ouro avaliada em meio milhão de euros. Se conseguir...


As moedas contam histórias. As notas idem. E o Museu do Dinheiro, que abre ao público esta quarta-feira, cozinha-as todas, numa viagem por vários capítulos da História de Portugal. É como entrar na máquina do tempo, numa lengalenga que junta rainhas, reis, trocas comerciais, a história da banca, ditadura, poder, falcatruas e pessoas. De tempos idos e não só. Estes Descobrimentos da era moderna levam-nos às primeiras moedas e notas usadas no Ocidente e Oriente, passando por muitas outras usadas no nosso país e nos outros, mas também às diferentes formas de dinheiro. Ou ainda à história de Alves dos Reis, o maior burlão português de todos os tempos (aqui há fair-play do Banco de Portugal…).


Os ponteiros do relógio avisam que estão aí as dez da manhã. O Observador entra na Sede do Banco de Portugal (BdP), junto à CM de Lisboa, um conjunto de oito edifícios a que se junta também a antiga Igreja de São Julião, que o banco foi comprando entre 1868 e 1933. Ohall, a igreja, que outrora já fora um parque de estacionamento (!?), é imponente. É digno de uns segundos a contemplar. O pé-direito, os pormenores nos varandins e os tons leves cravados nas paredes funcionam como um qualquer agente pacificador.

O primeiro desafio quase que permite um quebra-cabeças. Imaginemos que alguém dizia assim: “Se encontrarem uma barra de ouro algures no museu, podem levá-la”. Okay, era giro. A entrada dessa primeira estação é sedutora: uma porta da casa-forte, comprada em 1932 à empresa norte-americana York Safe and Lock Co. Tem mais de sete toneladas de aço e outrora escondia as reservas de ouro do banco.

Et voilà, ali estava uma barra de ouro, a cintilar, com um amarelo irresistível, pronta para ser levada. Aos pensamentos “o que faria com quase meio milhão de euros” e “onde é que a escondia ou como vendia?” junta-se um outro bem mais real e triste: “Uma ida ao ginásio seria boa ideia para levar este plano avante”. É que a tal barra irresistível, que brilha como o sol, que aquece a alma, nem que seja por tantos filmes e desenhos animados com assaltos impossíveis ao barulho, pesa quase 13 quilos.

Em “Convencionar” (zona 3) observamos a primeira moeda do mundo ocidental, que remonta ao sétimo século a.C. e que terá surgido em Lídia, atualmente Turquia. “A marca mais comum entre as primeiras moedas era a cabeça de leão a rugir, imagem associada à dinastia lídia dos Mérmnadas”, pode ler-se no caderno com informações sobre o espaço. Como dizia Eugénio Gaspar, que tutela o novo projeto do Banco de Portugal, no arranque da visita, “isto é para ser descoberto, não é para ser contemplado” — a visita tem 12 zonas interativas. E é isso mesmo, uma aula que para ser levada a sério seriam precisas três, quatro horas. Numa versão light, talvez duas horas cheguem para conhecer razoavelmente este museu.

O Museu do Dinheiro oferece também a oportunidade de meter os olhos na primeira nota usada no Oriente: um guan, que diz respeito à Dinastia Ming (1375-1425). O material era casca de amoreira. “Quando em 1375 o imperador Hongwu iniciou a emissão destas notas, já a China tinha mais de três séculos de experiências em emissões fiduciárias”, lê-se no tal caderno. Pergunta para queijinho: sabe quem estava cravado na primeira moeda com busto em Portugal? A rainha D. Beatriz, no século XIV, que era também infanta do reino de Castela.

O espólio deste museu do BdP, comprado em leilões e a colecionadores, está avaliado em dez, 12 milhões de euros, embora Eugénio Gaspar ressalve que há muitos itens que têm um outro valor histórico e sentimental — “incalculável”. E é de uma ginástica impressionante, no que às datas diz respeito, assim como à riqueza geográfica. Lá mais para a frente, no espaço “Ilustrar” (7) podem ver-se muitas, muitas notas de todo o mundo. Até as usadas em Angola e Índia, por exemplo, durante a ocupação portuguesa. Das Américas a África, passando pela Ásia, há todo um mar de notas que fazem história. Conhece os kyats? O BdP tem uma nota de 100 kyats, de Myanmar (ex-Birmânia), que emitiu moeda poucos anos depois de garantir a independência do Reino Unido (1948).

Portugal está, naturalmente, em foco nesta exposição e é curioso observar a evolução da moeda, dos símbolos, dos materiais, do estilo. Não deixa de ser interessante também ver o que se fez e usou na Primeira República, aquela conturbada com 45 governos entre 1910 e 1926, até ao Estado Novo. A memória depois já permite ver algumas muito dignas e com ar de importantes notas de 1.000 escudos, emitidas nos anos 80. A caminhada acaba no Euro, pois claro, que nos traz pouca nostalgia.

O museu é igualmente rico a nível tecnológico e interativo. Para quem quiser sentir-se um George Washington ou D. Beatriz, existe a possibilidade de cunhar uma moeda com o rosto do visitante ou colar a face numa nota. Depois, graças ao bilhete 2.0, é possível gravar-se para depois imprimir ou ter acesso em casa, para partilhar nas redes sociais ou guardar como souvenir. Navegar por vários séculos numa timeline é outro desafio, para conhecer as moedas em circulação na altura e a proveniência. Há ainda a zona “Testemunhar”, onde se ouve a relação das pessoas com o dinheiro, nomeadamente algumas histórias mais tocantes, nas quais o objeto deste museu não abunda — cada visitante poderá deixar o seu contributo.

E, em jeito de conclusão, porque o que tresanda a lenda é o que seduz, que tal voltar a revisitar a história de Alves dos Reis? No museu fala-se também em contrafação, há uma zona até para comprovar a genuidade e até comparar moedas genuínas e outras contrafeitas. Por isso, uma das estrelas desta exposição é também um burlão português, que com 18 anos já havia forjado um diploma do curso de engenharia passado pela Polytechnic School of Engineering, lembrava a Visão em 2013.

“Em 1925, um grupo de que se destacou Artur Alves do Reis conseguiu obter da casa Waterlow & Sons (Londres) duplicados das notas de 500 escudos, chapa 2, no valor de cerca de 100.000 contos”, pode ler-se na legenda associada à sua burla. “Com esses duplicados criou vários negócios, entre os quais o Banco Angola e Metrópole. Durante algum tempo as notas emitidas pelo Banco de Portugal circularam em simultâneo com as da emissão fraudulenta. Só o aparecimento de duplicados levou à descoberta da fraude.”

As notas da marosca ficariam conhecidas por camarões. Porquê? Não, não era porque havia dinheiro para ir a mariscadas de alto gabarito. “Estas notas receberam por vezes o nome de ‘camarões’ por terem sido banhadas numa solução de ácido cítrico com o propósito de as livrar do cheiro de tinta fresca. Daí resultou uma nova coloração com aspeto semelhante daquele marisco”. É verdade, lado a lado, podia constatar-se que a nota fraudulenta era mais alaranjada.









Fonte: @edisonmariotti #edisonmariotti

The Danish Music Museum. --- Museu da Música Danish.

In September 2014, the Danish Music Museum re-opened its unique exhibition in new premises at Rosenørns allé 22, Frederiksberg C.Åbningstider



The new premises are situated in the former Broadcasting House, which also houses the Royal Danish Academy of Music. In future, this unique "house of music" will offer an exceptional interplay between the practising musicians and the culture-historical musical instruments.

Besides, the new premises make room for "Det Klingende Museum" - a new project for children and young people, permitting them to explore all kinds of musical instruments within the three main categories: classical music, rhythmic music, and traditional music.



Musical Instruments throughout 500 Years

The Danish Music Museum was founded in 1898, and the exhibition includes musical instruments from Europe, Asia, and Africa from the 16th century through the 21st century.

Some of the beautiful instruments can also be seen at Historical Knowledge - Themes - Musik.

Library, Archives and Photo Collection

The collections include an extensive library, archives and a picture collection. Please, Clic for hours.

The library comprises works of and material about many of the great personalities of Danish music history - e.g. Angul Hammerich, Johan Svendsen, Aksel Schiøtz and Niels W. Gade - besides material about important Danish music institutions and organisations. Specialist literature about musical instruments, periods and sectors are found as well.

Publications and postcards

Catalogues from previous special exhibitions, the museum's annual as well as a collection of postcards are for sale at the office.







Fonte: @edisonmariotti #edisonmariotti









--br via tradutor do google
The Danish Music Museum
Em setembro de 2014, o Museu da Música Danish reabriu sua exibição única em novas instalações na Rosenørns allé 22, Frederiksberg C.Åbningstider
As novas instalações estão situadas na antiga Broadcasting House, que também abriga a Academia Real Dinamarquesa de Música. No futuro, esta "casa da música" única irá oferecer uma interação excepcional entre os músicos que praticam e os instrumentos musicais de cultura-histórica.
Além disso, as novas instalações abrir espaço para "Klingende Museu Der" - um novo projeto para crianças e jovens, permitindo-lhes explorar todos os tipos de instrumentos musicais dentro das três categorias principais: música clássica, música rítmica, e música tradicional.
Instrumentos musicais durante todo 500 Anos
O Museu da Música dinamarquesa foi fundada em 1898, e a exposição inclui instrumentos musicais da Europa, Ásia e África do século 16 através do século 21.
Alguns dos belos instrumentos também pode ser visto no conhecimento histórico - Temas - Musik.
Bibliotecas, arquivos e Photo Collection
As coleções incluem uma extensa biblioteca, arquivos e uma coleção de fotos. Por favor, Clic por horas.
A biblioteca compreende obras de e materiais sobre muitas das grandes personalidades da história da música dinamarquesa - por exemplo, Angul Hammerich, Johan Svendsen, Aksel Schiötz e Niels W. Gade - além de material sobre importantes instituições musicais dinamarqueses e organizações. literatura especializada sobre instrumentos musicais, períodos e setores são encontrados também.
Publicações e postais
Catálogos de exposições especiais anteriores, anual, bem como uma coleção do museu de postais estão à venda no escritório.

Semana Nacional de Museus. Brasil com 1.236 instituições participantes.

Um total de 1.236 museus e instituições culturais brasileiras confirmou participação na 14ª Semana Nacional de Museus, que será realizado entre os dias 16 e 22 de maio. O tema desta edição será "Museus e Paisagens Culturais". O Guia da Programação já está disponível online na página do Ibram e inclui cerca de 3,7 mil atividades cadastradas em todo o País.



A Semana Nacional de Museus é realizada anualmente para celebrar o Dia Internacional de Museus (18 de maio). No período, os museus brasileiros são convidados pelo Ibram a desenvolver programação especial em torno de um tema inspirador. O reforço das programações culturais enfatiza importância da ação como instrumento de ampliação do acesso à cultura e de visibilidade dos museus.



O tema "Museus e Paisagens Culturais" foi proposto pelo Conselho Internacional de Museus (ICOM) para as comemorações do Dia Internacional de Museus deste ano. Este será também o tema da 24ª Conferência Geral do ICOM, a ser realizada em Milão de 3 a 9 de julho.

O tema

Para ilustrar o tema, o Ibram escolheu uma obra de Candido Portinari: Pipas, de 1941. O direito de reprodução foi gentilmente cedido pelo Projeto Portinari.

A composição da obra representa uma paisagem ao ar livre e pipas no céu. Ela sugere uma relação entre território e cultura e, ao mesmo tempo, enfatiza o ambiente como espaço das relações humanas. Os locais externos abrigam comunidades, suas identidades e memórias, sendo, portanto, objetos de atuação do museu quanto a sua preservação, qualificação e dinamização.

Para a edição de 2016, o Ibram optou por uma divulgação mais sustentável e econômica, preparando diversos materiais virtuais e dicas de como usá-los. Acesse aqui todo o material que está disponível para download.






Fonte: @edisonmariotti #edisonmariotti