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domingo, 4 de março de 2018

Corot, the hermit and the women, at the Marmottan Museum in Paris. - Corot, l’ermite et les femmes, au Musée Marmottan à Paris. - Corot, o eremita e as mulheres, no Museu Marmottan em Paris.

EXHIBITION The Marmottan Museum in Paris unveils until July 8 the hidden figures of the famous painter of landscapes.

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Monk with cello, Corot, 1874, oil on canvas. 
/ Elke Walford / Kunsthalle Hamburg / BPK

Corot, the painter and his models

The Lady in Blue, painted by the old Corot, at 78, is one of his most beautiful paintings. It recognizes Emma Dobigny, his favorite model, wearing a fashionable day dress, whose artist removed the sleeves to reveal, despite the uses, the sensual curve of the shoulder. The bun with the wisps a little crazy, the waterfall of the blue knot highlighting the fall of the kidneys betray the freedom of this intimate tête-à-tête.

"In the half-light of human life, a silently blooming color has had the gift of revealing the miraculous present of a beautiful body and a beautiful face, even if, deep inside, the artist knows that for this which is of itself, everything is now out of reach, "writes academician Francois Cheng (1). To the detractors of Corot, who reproached him for painting only landscapes and "to make vibrate a rope to his lyre", The Lady in blue opposes its dazzling denial.

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The Lady in Blue, Corot, 1874, oil on canvas. 
/ Stéphane Maréchalle / RMN-GP

In reality, the artist has painted, since his youth, many figures, mainly female, as shown by the exhibition of the Marmottan Museum in Paris which brought together about fifty. Simply, he did not reveal them to the public, in contrast to his landscapes presented each year at the Salon.

Most of his wives, Corot, like Blue Beard, kept them carefully shut up in a cupboard, not allowing them to get out of it, more rarely to get rid of it, than from a few friends. Degas put them to the highest. Braque, Derain and Picasso, who discovered them in 1909 at the Salon d'Automne, were dazzled and inspired, especially by a Mandolin Player. As for the painter Lucian Freud, he bought for his personal collection, L'Italienne or Femme au cochon jaune by Corot, now at the National Gallery.

Portraits in his youth

In his youth, he had made some portraits of loved ones, such as his niece Claire Sennegon, picked in the freshness of her youth and the case of a dress of lilies, in the manner of Ingres. The light of dawn given to the rosy complexion of the girl and the blue of her cap make forgive the collage a little awkward background landscape. As for the melancholy pose, a hand supporting the chin, she announces a future leitmotif of Corot.

Very quickly indeed, the artist abandons the truth of the portrait for generic figures, poetic reveries. Playing Italian or Greek costumes and some accessories - a book, a jug, a tambourine ... - Corot asks the models to move in the workshop. He blurs their features with a slight blur, "romanticly attached to an art of imagination, despite the realism defended by young Courbet," said Sebastien Allard, director of the department of paintings of the Louvre and curator of this exhibition. At Corot, the Liseuses or the Muses combine in a very personal alchemy, his memories of Italy and quotes from the masters: Leonardo, Raphael, Poussin ...

Religious and generous with his peers

Faces a little closed, looks that often turn away, shirts discreetly ajar seem to betray the timidity of a painter remained single. Once, however, Corot dares to confess his impulses in the Bacchante to the panther. But soon, the wild beast flattens into a skin of beast on which rest chastely her beautiful, rocked by the foliage.

Very religious and generous with his peers, the one a priest called the "Saint Vincent de Paul of painting" probably preferred to identify with his painted monks absorbed in a pious reading. In his last painting, one of them, an old man stuck by the years, makes his cello sing in a solitary chiaroscuro. And these hot browns barely stifled by the ash resonate in us long ...

Sabine Gignoux

Until July 8th. Tuesday to Sunday, 10 am to 6 pm Rens. : 01.44.96.50.33. or marmottan.fr (1) In Pilgrimage to the Louvre, ed. Flammarion, 2008.






Cultura não é o que entra pelos olhos e ouvidos,
mas o que modifica o jeito de olhar e ouvir. 

A cultura e o amor devem estar juntos.
Vamos compartilhar.

Culture is not what enters the eyes and ears, 
but what modifies the way of looking and hearing









--fr
Corot, l’ermite et les femmes, au Musée Marmottan à Paris.

EXPOSITION Le Musée Marmottan, à Paris, dévoile jusqu’au 8 juillet les figures cachées du célèbre peintre de paysages.

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Le Moine au violoncelle, Corot, 1874, huile sur toile. / Elke Walford/Kunsthalle de Hambourg/BPK

Corot, le peintre et ses modèles

La Dame en bleu, peinte par le vieux Corot, à 78 ans, est l’un de ses plus beaux tableaux. On y reconnaît Emma Dobigny, son modèle favori, vêtue d’une robe de jour à la mode, dont l’artiste a retiré les manches pour dévoiler, en dépit des usages, la courbe sensuelle de l’épaule. Le chignon aux mèches un peu folles, la cascade du nœud bleu soulignant la chute des reins trahissent la liberté de ce tête-à-tête intime.

« Dans la pénombre de la vie humaine, une couleur silencieusement fleurie a eu le don de révéler le présent miraculeux d’un beau corps et d’un beau visage, même si, en son for intérieur, l’artiste sait que, pour ce qui est de lui-même, tout est désormais hors d’atteinte », écrit l’académicien François Cheng (1). Aux détracteurs de Corot, qui lui reprochaient de ne peindre que des paysages et de « ne faire vibrer qu’une corde à sa lyre », La Dame en bleu oppose son éblouissant démenti.

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La Dame en bleu, Corot, 1874, huile sur toile. / Stéphane Maréchalle/RMN-GP

En réalité, l’artiste a peint, dès sa jeunesse, de nombreuses figures, principalement féminines, comme le montre l’exposition du Musée Marmottan à Paris qui en a réuni une cinquantaine. Simplement, il ne les dévoilait guère au public, à l’opposé de ses paysages présentés chaque année au Salon.

La plupart de ses femmes, Corot, comme Barbe bleue, les gardait soigneusement enfermées dans un placard, ne consentant à les en sortir, plus rarement à s’en défaire, qu’auprès de quelques amis. Degas les mettait au plus haut. Braque, Derain et Picasso qui les découvrirent, en 1909 au Salon d’automne, furent éblouis et inspirés, notamment par une Joueuse de mandoline. Quant au peintre Lucian Freud, il acheta pour sa collection personnelle, L’Italienne ou Femme au manchon jaune de Corot, aujourd’hui à la National Gallery.

Portraits dans sa jeunesse

Dans sa jeunesse, celui-ci avait réalisé quelques portraits de proches, telle sa nièce Claire Sennegon, cueillie dans la fraîcheur de sa jeunesse et l’écrin d’une robe de lys, à la manière d’Ingres. Les lueurs de l’aube accordées au teint rosé de la jeune fille et au bleu de sa coiffe font pardonner le collage un peu maladroit du fond de paysage. Quant à la pose mélancolique, une main soutenant le menton, elle annonce un futur leitmotiv de Corot.

Très vite en effet, l’artiste délaisse la vérité du portrait pour des figures génériques, des rêveries poétiques. Jouant de costumes italiens ou grecs et de quelques accessoires – un livre, une cruche, un tambourin… –, Corot demande aux modèles de bouger dans l’atelier. Il brouille leurs traits d’un léger flou, « attaché en romantique à un art d’imagination, en dépit du réalisme défendu par le jeune Courbet », souligne Sébastien Allard, directeur du département des peintures du Louvre et commissaire de cette exposition. Chez Corot, les Liseuses ou les Muses combinent ainsi dans une alchimie toute personnelle, ses souvenirs d’Italie et des citations des maîtres : Léonard, Raphaël, Poussin…

Religieux et généreux avec ses pairs

Les visages un peu fermés, les regards qui souvent se détournent, les chemises discrètement entrouvertes semblent trahir la timidité d’un peintre resté célibataire. Une fois pourtant, Corot ose avouer ses pulsions dans la Bacchante à la panthère. Mais bientôt, le fauve s’aplatit en une peau de bête sur laquelle reposent chastement ses belles, bercées par les frondaisons.

Très religieux et généreux avec ses pairs, celui qu’un curé surnomma le « saint Vincent de Paul de la peinture » préférait sans doute s’identifier à ses Moines peints tout absorbés dans une lecture pieuse. Dans son dernier tableau, l’un d’eux, vieillard chenu par les ans, fait chanter son violoncelle, dans un clair-obscur solitaire. Et ces bruns chauds à peine étouffés par la cendre résonnent en nous longtemps…

Sabine Gignoux

Jusqu’au 8 juillet. Du mardi au dimanche, de 10 heures à 18 heures. Rens. : 01.44.96.50.33. ou marmottan.fr (1) Dans Pèlerinage au Louvre, éd. Flammarion, 2008.











--br via tradutor do google
Corot, o eremita e as mulheres, no Museu Marmottan em Paris.


EXPOSIÇÃO O Museu Marmottan em Paris revela até 8 de julho as figuras escondidas do famoso pintor de paisagens.

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Monge com violoncelo, Corot, 1874, óleo sobre tela. / Elke Walford / Kunsthalle Hamburg / BPK

Corot, o pintor e seus modelos

A Lady in Blue, pintada pelo antigo Corot, aos 78 anos, é uma das suas pinturas mais bonitas. Reconhece Emma Dobigny, seu modelo favorito, usando um elegante vestido do dia, cujo artista removeu as mangas para revelar, apesar dos usos, a curva sensual do ombro. O bolo com os fios um pouco louco, a cachoeira do nó azul que destaca a queda dos rins trai a liberdade deste intimo tête-à-tête.

"Na meia-luz da vida humana, uma cor em silêncio floresceu o dom de revelar o presente milagroso de um corpo bonito e um rosto bonito, mesmo que, no fundo, o artista soubesse disso que é por si só, tudo está agora fora do alcance ", escreve o acadêmico Francois Cheng (1). Para os detractores de Corot, que o repreendeu por pintar apenas paisagens e "fazer vibrar uma corda à sua lira", a Senhora em azul se opõe a sua negação deslumbrante.

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The Lady in Blue, Corot, 1874, óleo sobre tela. / Stéphane Maréchalle / RMN-GP

Na realidade, o artista pintou, desde a sua juventude, muitas figuras, principalmente femininas, como mostra a exposição do Museu Marmottan em Paris, que reuniu cerca de cinquenta. Simplesmente, ele não os revelou ao público, em contraste com suas paisagens apresentadas todos os anos no Salão.

A maioria de suas esposas, Corot, como Blue Beard, as mantinha com cuidado, calou a boca em um armário, não permitindo que saíssem disso, mais raramente para se livrar disso do que por alguns amigos. Degas colocá-los no máximo. Braque, Derain e Picasso, que os descobriram em 1909 no Salon d'Automne, ficaram deslumbrados e inspirados, especialmente por um Jogador de Mandolin. Quanto ao pintor Lucian Freud, ele comprou para sua coleção pessoal, L'Italienne ou Femme au cochon jaune de Corot, agora na National Gallery.

Retratos em sua juventude

Na sua juventude, ele havia feito alguns retratos de seus entes queridos, como a sua sobrinha Claire Sennegon, pegou a frescura de sua juventude e o caso de um vestido de lírios, à maneira de Ingres. A luz do amanhecer dada à tez rosada da menina e o azul de seu boné fazem perdoar a colagem um pouco de paisagem de fundo estranha. Quanto à pose melancólica, uma mão apoiando o queixo, ela anuncia um futuro leitmotiv de Corot.

Muito rapidamente, o artista abandona a verdade do retrato para figuras genéricas, devoradores poéticos. Jogando trajes italianos ou gregos e alguns acessórios - um livro, um jarro, um pandeiro ... - Corot pede que os modelos se movam na oficina. Ele desmabra suas características com um leve borrão, "romanticamente ligado a uma arte de imaginação, apesar do realismo defendido pelo jovem Courbet", disse Sebastien Allard, diretor do departamento de pinturas do Louvre e curador desta exposição. Em Corot, os Liseus ou as Musas se combinam em uma alquimia muito pessoal, suas lembranças da Itália e as citações dos mestres: Leonardo, Raphael, Poussin ...

Religioso e generoso com seus pares

Faces um pouco fechado, olhares que muitas vezes se afastam, camisas discretamente entreabertas parecem trair a timidez de um pintor permaneceu solteiro. Uma vez, no entanto, Corot se atreve a confessar seus impulsos no Bacchante à pantera. Mas em breve, a besta selvagem aplana em uma pele de besta em que descansa castamente sua linda, abalada pela folhagem.

Muito religioso e generoso com seus pares, aquele que um sacerdote chamado "São Vicente de Paulo de pintura" provavelmente preferiu se identificar com seus monges pintados absorvidos em uma leitura piedosa. Em sua última pintura, um deles, um velho preso ao longo dos anos, faz seu celo cantar em um claroscuro solitário. E esses castanhos quentes mal abafados pela cinza ressoam em nós por muito tempo ...

Sabine Gignoux

Até 8 de julho. Terça a domingo das 10h às 18h Rens. : 01.44.96.50.33. ou marmottan.fr (1) Na peregrinação ao Louvre, ed. Flammarion, 2008.

Museu Calouste Gulbenkian Lisbon, Portugal - Exhibition: The Emperor's Flowers, from the Bolbo to the Carpet. - Museu Calouste Gulbenkian Lisboa, Portugal - Mostra: As Flores do Imperador, do Bolbo ao Tapete.

Throughout the sixteenth century, the broad relations that Europeans established with the world have reshaped their knowledge of nature. The East and West Indies brought new products and new species of plants and animals in Europe.



From the Levant came seeds and bulbs of exotic flowers. Awe of deep admiration, the beauty of these flowers has motivated a growing attention of botanists on the study of exotic and local flora. Much needed and appreciated by curious, erudite and aristocratic, the flowers took a privileged place in the gardens then created. However, only the gardens of the fortunate ones exhibited copies of the much-needed exotic plants.



Described by scholars and botanists, the flowers were depicted in profusely illustrated albums. These prints had wide circulation in Europe and in the vast imperial spaces. Led by European travelers and emissaries in their diplomatic, religious and commercial missions, these volumes have reached the end of the 16th century at the Mughal court where they were much appreciated. Under imperial patronage, local artists rehearsed the drawing techniques and models of representation patented in European compendials.



The present exhibition proposes an analysis of the decorative motifs of two rugs from the collection of Islamic Art of the Calouste Gulbenkian Museum - Collection of the Founder - produced in Mughal India during the reign of Shah Jahan (1628-1658).



The typology and the naturalistic nature of the floral designs shown in these examples suggest the dialogues established between East and West throughout the seventeenth century and the worldwide movement of people, books, images and botanical specimens.








Curatorship: Clara Serra and Teresa Nobre de Carvalho


Cultura não é o que entra pelos olhos e ouvidos,
mas o que modifica o jeito de olhar e ouvir. 

A cultura e o amor devem estar juntos.
Vamos compartilhar.

Culture is not what enters the eyes and ears, 
but what modifies the way of looking and hearing








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Museu Calouste Gulbenkian Lisboa, Portugal - Mostra: As Flores do Imperador, do Bolbo ao Tapete.

Ao longo do século XVI, as amplas relações que os europeus estabeleceram com o mundo redimensionaram o seu conhecimento acerca da natureza. Das Índias Orientais e Ocidentais aportaram na Europa novos produtos e novas espécies de plantas e de animais. 

Do Levante chegaram sementes e bolbos de flores exóticas. Alvo de profunda admiração, a beleza destas flores motivou uma crescente atenção dos botânicos sobre o estudo da flora exótica e local. Muito requeridas e apreciadas por curiosos, eruditos e aristocratas, as flores passaram a ter lugar privilegiado nos jardins então criados. No entanto, apenas os jardins dos mais afortunados exibiam exemplares das tão requeridas plantas exóticas. 

Descritas por eruditos e botânicos, as flores foram representadas em álbuns profusamente ilustrados. Estes impressos tiveram ampla circulação na Europa e nos vastos espaços imperiais. Levados por viajantes e emissários europeus nas suas missões diplomáticas, religiosas e comerciais, estes volumes chegaram, desde finais do século XVI à corte Mogol onde foram muito apreciados. Sob o patrocínio imperial, os artistas locais ensaiaram as técnicas de desenho e os modelos de representação patentes nos compêndios europeus.

A presente mostra propõe uma análise dos motivos decorativos de dois tapetes da coleção de Arte Islâmica do Museu Calouste Gulbenkian – Coleção do Fundador – produzidos na Índia Mogol durante o reinado de Xá Jahan (1628-1658). 

A tipologia e o cariz naturalista dos desenhos florais patentes nestes exemplares sugerem os diálogos estabelecidos entre Oriente e Ocidente ao longo do século XVII e a circulação, à escala global, de pessoas, livros, imagens e espécimes botânicos.

Curadoria: Clara Serra e Teresa Nobre de Carvalho