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terça-feira, 16 de junho de 2015

Le musée d’Histoire naturelle de Lille renferme une curieuse collection de 3 000 bocaux

Ce sont des vestiges du musée des Sciences et Techniques, aujourd’hui disparu. Plus de 3 000 bocaux, contenant pour la plupart des fibres végétales et rapportés du monde entier, sont conservés au musée de la rue de Bruxelles. Pas un hasard…


Les bocaux issus de la collection textile du musée renferment pour la plupart des fibres végétales venues du monde entier. Parfois à l’état brut, parfois transformées. PHOTO Patrick JAMES

Cinq d’entre eux ont fait le voyage jusqu’à Milan, où se tient actuellement l’Exposition universelle. Dans le cadre de Textifood, un événement présenté par lille3000 en Italie et visible cet automne à Lille. Des bocaux comme ceux-là, qui contiennent pour la plupart des fibres végétales, le musée d’Histoire naturelle en conserve plus de 3000, dans ses réserves. Curieuse collection et drôle d’histoire.

Il faut remonter au XIXe siècle, pour comprendre leur présence à Lille. À l’époque, la ville compte deux musées aujourd’hui disparus : le musée industriel et agricole et le musée commercial et colonial, qui fusionnèrent juste avant la Première Guerre mondiale pour devenir le musée des Sciences et Techniques. Il était situé rue du Lombard, à deux pas de la gare Lille-Flandres. Un musée qui fermera ses portes à la fin des années 1980 et dont les collections sont depuis conservées par le musée d’Histoire naturelle (MHN).


Exposés en septembre

« Lille avait à l’époque le musée commercial le plus important de France, détaille Aude Dobrakowski, responsable des collections de sciences et techniques du MHN. Il l’était par sa taille, ses collections et sa durée de vie, plus de cent ans. » Et sa collection textile (des échantillons, nos fameux bocaux…) demeure « unique au monde », assure-t-on rue de Bruxelles, puisque l’ensemble n’a pas été dispersé, à travers le temps, de par le monde.

Dans cette collection textile, des bocaux, donc. Avec des matières premières à l’état brut ou transformées. En provenance des anciennes colonies françaises surtout, du monde entier aussi. Du coton et du cacao de Tahiti, du chanvre de Manille (Philippines), de la laine de brebis de Nouvelle-Calédonie, de la corde en fibre d’ananas d’Inde, de la laine de lama du Pérou… « Ce sont des matières que ramenaient les consuls et vice-consuls, explique Aude Dobrakowski. Autant de témoignages de productions locales, agricoles, d’ailleurs. Car l’objectif du musée commercial était aussi de renseigner les industriels textiles de notre région sur ce qui se faisait à l’étranger, pour qu’ils se développent et s’enrichissent. » Présenter de tels bocaux était l’occasion de voir des choses qu’on ne connaissait pas, les produits utilisés en dehors de nos frontières, la façon, par exemple, dont on teintait la laine, etc.


À découvrir bientôt

Cette collection unique, le grand public en découvrira une petite partie lors de Renaissance, la prochaine saison culturelle de lille3000, à partir de fin septembre. Au musée d’Histoire naturelle, évidemment.



fonte: @edisonmariotti #edisonmariotti
http://www.lavoixdunord.fr/region/le-musee-d-histoire-naturelle-de-lille-renferme-une-ia19b0n2862583

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