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domingo, 20 de setembro de 2015

La pauvreté entre au musée. Une sculpture, recouverte entre autres d’annonces de rabais dans les supermarchés, représente les chiffres 616 $, ...

Avant de fréquenter l’organisme d’alphabétisation Le tour de lire, à Montréal, la plupart n’étaient jamais entrés dans un musée. 

Maintenant, ils y exposent leurs oeuvres. 

Jusqu’au 27 septembre prochain, une quarantaine d’adultes engagés dans une démarche d’alphabétisation dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve présententL’expôvreté, une exposition sur le thème de la pauvreté, leur pauvreté, dans une salle du Musée des Beaux-Arts de Montréal. 


Photo: Pedro Ruiz Le DevoirUne sculpture recouverte d’annonces de rabais dans les supermarchés représente les chiffres 616 $, soit le montant mensuel de l’aide sociale de base. Derrière, Daniel Méthot, Stéphanne Guillemette, Josée Vézina et Luc Saint-Laurent.




À travers les oeuvres qu’ils ont réalisées, avec le parrainage du musée, on découvre les causes et les conséquences de la précarité matérielle. 

Luc Saint-Laurent siège maintenant au conseil d’administration du Tour de lire. De famille d’accueil en institution, il a jadis terminé un secondaire trois « spécial ». 

Le Tour de lire lui a entre autres permis de briser l’isolement, mais aussi de feuilleter des livres. Daniel Méthot est retourné sur les bancs d’école après avoir perdu son emploi. Il a commencé à apprendre à naviguer sur Internet, mais il n’a plus la connexion parce qu’elle coûte trop cher. 

Stéphane Guillemette faisait lire les lettres qu’il recevait de l’aide sociale par sa mère avant d’apprendre à lire par lui-même. Le fait de devoir dépendre des autres pour lire des documents peut poser des problèmes de confiance, explique-t-il. 

Question de pouvoir 

C’est donc de pouvoir, autant que d’alphabétisation, qu’il est question ici. 

La première oeuvre que les participants ont réalisée montre d’ailleurs une manifestation pour des titres de transport gratuits. 

Aux racines de l’arbre « à problèmes » de la pauvreté, tel que conçu par les participants, on trouve les difficultés d’accès à l’éducation, l’obligation d’avoir un secondaire 5 pour travailler, les prestations d’aide sociale qui sont trop basses, etc.. 

Une sculpture, recouverte entre autres d’annonces de rabais dans les supermarchés, représente les chiffres 616 $, soit le montant mensuel de l’aide social de base. Trop peu pour mener une vie décente. 

Un gigantesque oeil, qui trône à l’entrée de l’exposition, représente le regard des autres. 

« Les assistés sociaux se font souvent dire qu’ils sont paresseux », relève Josée Vézina, qui est formatrice au tour de Lire. 

Plusieurs offrent pourtant de nombreux services comme bénévoles. 

Au fond de la pièce, un coeur géant planté de clous représente les problèmes de santé liés à la pauvreté. 

L’expôvreté fait partie du programme Le musée en partage, qui existe depuis seize ans au Musée des Beaux-Arts de Montréal. 

Ce programme vise à attirer au musée des clientèles qui ne le fréquentent pas nécessairement naturellement. Il compte également des projets d’exposition spéciaux. C’est le cas de celui-ci. 

Sur une cible qui illustre l’accessibilité aux loisirs, les participants ont répertorié ceux qui coûtent le moins cher. On y trouve la télévision et… la bibliothèque, pour ceux qui savent lire.


fonte: @edisonmariotti #edisonmariotti http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/449982/exposition-la-pauvrete-entre-au-musee

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