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quinta-feira, 5 de novembro de 2015

Moïse, au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme. -- Moisés, no Museu de Arte e História do Judaísmo

Il est le plus représenté de tous les prophètes. De Michel-Ange à Chagall, il a inspiré les sculpteurs et les peintres qui le figurent, selon les époques, sage ou furieux. Mais pourquoi diable certains l’affublent-ils de cornes ?


Ce sont l'une et l'autre des sculptures exceptionnelles. De la première, un calvaire commandé en 1389 à Claus Sluter par le duc de Bourgogne Philippe II le Hardi pour la chartreuse de Champmol à Dijon, ne demeure que le pilier hexagonal présentant sur chacune de ses faces un prophète (Moïse, David, Jérémie, Zacharie, Daniel et Isaïe). Le crucifix a disparu. Aussi, en raison de sa situation (il est bâti sur un bassin d'eau) et du nom du plus prestigieux des prophètes représentés, a-t-on baptisé ce vestige : Le Puits de Moïse. Un siècle plus tard, en 1505, le pape Jules II fait venir Michel-Ange de Florence et lui commande la seconde : son mausolée pour la basilique Saint-Pierre de Rome. Mais le pape meurt en 1513, avant l'achèvement du tombeau gigantesque que ses descendants réduisent à des proportions plus raisonnables et installent dans une église plus modeste : la basilique San Pietro in Vincoli. Des six prophètes figurant dans le premier projet, un seul demeure, sculpté en 1515 : Moïse.

Moïse est beau, grand, fort, courageux, intelligent – idéal

De tous les prophètes, Moïse, auquel le musée d'Art et d'Histoire du judaïsme à Paris consacre une exposition, est le plus représenté. C'est le premier d'entre tous, celui à qui Dieu inspira le Pentateuque (la Torah) et les tables de la Loi, celui qui sauva son peuple et le conduisit hors d'Egypte jusqu'à la Terre promise. C'est un héros, un surhomme. Au début de notre ère, le philosophe Philon d'Alexandrie (vers - 20 avant J.-C.- 45 après J.-C.) l'imagine « d'une beauté supérieure à celle d'un homme ordinaire ». Moins d'un siècle plus tard, l'historien Flavius Josèphe (v. 37 - v. 100) voit en lui le chef perspicace et ingénieux de l'armée égyptienne. A la fin du IVe siècle, enfin, Grégoire de Nysse, l'un des Pères de l'Eglise, écrit une Vie de Moïse afin que les jeunes moines s'inspirent d'un être qui « s'est élevé jusqu'à la limite extrême de la perfection ». Moïse est beau, grand, fort, courageux, intelligent — idéal. Sans cela, comment aurait-il pu être choisi par Dieu, parler chaque jour avec Lui, négocier avec Lui, Le contredire parfois ?

Sauveur de son peuple

Mais comme tout personnage, Moïse est aussi ambivalent. Le Moïse de Sluter, taillé dans la pierre de Bourgogne, se tient debout, les tables de la Loi dans la main droite, et de son épaule gauche se déroule sur sa poitrine un parchemin où est écrit en latin : « Au soir, la multitude des fils d'Israël i­mmolera l'agneau. » Se référant au chapitre XII de l'Exode, l'artiste hollandais montre Moïse en sauveur de son peuple. Le prophète tourne la tête sur le côté, et son regard à la fois décidé et serein scrute le lointain. Il est le Guide.

Moïse regarde la Terre promise avant sa mort, pastel sur carton de Lesser Ury, 1928.

Le Moïse de Michel-Ange, lui, est ­assis. Sa puissante musculature de marbre luit. C'est un athlète. Il tient sous son bras droit les Tables de la Loi. Il tourne aussi la tête sur le côté, mais son regard terrible montre à la fois son courroux et son indignation. Michel-Ange semble immortaliser la fureur de Moïse lorsque, descendant du mont Sinaï où il a reçu de Dieu les dix commandements, il découvre son peuple prosterné devant le veau d'or (Exode, XXXII, 19). Selon Freud (1) , qui se réfère aux travaux de l'historien d'art allemand Henry Thode, en ce Moïse « énigmatique et grandiose », Michel-Ange sculpte un « caractère », un homme « éternellement assis et irrité », maîtrisant sa fureur et son désir de vengeance.

Un front orné de rayons lumineux ou de cornes

Mais, qu'il soit puissant et colérique ou sage et sauveur, jusqu'au XVIIe siècle, Moïse est toujours représenté âgé, barbu et cornu. La présence de ces petites cornes au-dessus du front s'explique par un passage (versets 29 et 30) du chapitre XXXIV de l'Exode, où il est dit que lorsque Moïse redescend du mont Sinaï, il « ignore que la peau de son visage est devenue rayonnante ». Que les rayons soient devenus des cornes ne tient pas de la magie mais d'une interprétation du verbe hébreu qaran. Lorsqu'en 383 Jérôme de Stridon (saint Jérôme) est chargé par le pape Damase Ier de traduire la Bible de l'hébreu au latin (ce qu'on appelle la Vulgate), il traduit qaran par « cornu ». Les exégètes juifs protestent. Ils expliquent que ­Jérôme a confondu le verbe qaran (« rayonner ») avec sa racine qeren (« corne »). Rachi, né à Troyes en 1040, l'une des plus prestigieuses autorités rabbiniques du Moyen Age, tente une conciliation : puisque rayonner et corne ont une racine commune (QRN), il s'agit de comprendre qaran comme « la lumière brille et ressort comme une sorte de corne »...

Débat théologique

Mais, fidèles au texte latin, la plupart des artistes du Moyen Age et de la Renaissance, peintres, sculpteurs et imagiers posent au sommet du front de Moïse deux petites excroissances devenues le signe distinctif de l'image du prophète, ses attributs. Comme toute règle, celle-ci possède ses exceptions. La fresque de la Transfiguration de la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay, par exemple, datant du XIIIe siècle, montre un Moïse sans cornes mais couronné de l'auréole du saint. Or cette représentation pose un problème théologique car, dans l'Ancien Testament, la sainteté est réservée à Dieu seul. Dans le Nouveau, il y a bien un saint Moïse ; il y en a même plusieurs : Moïse l'Ethiopien dit le Noir (mort en 400), Moïse le Hongrois (mort en 1043), Moïse de Novgorod (mort en 1362), etc. Le dernier est un prêtre italien : Moïse Tovini, mort en 1930 et béatifié en 2006.

Philippe de Champaigne, Moïse présentant les tables de la Loi, 1645-1663. Huile sur toile, Amiens, musée de Picardie.

La montée en puissance de la Réforme protestante au XVIe siècle va clore provisoirement le débat autour des cornes. Face à la diffusion de bibles en langues vernaculaires, l'Eglise catholique, réunie en concile à Trente, réaffirme en 1546 l'authenticité de la traduction de saint Jérôme tout en ­tenant compte des critiques émises par les humanistes de la Renaissance. En 1592, le pape Clément VIII promulgue enfin le texte définitif, appelé « Vulgate sixto-clémentine », dans lequel « cornu » est remplacé par « rayonnait ». Le frontispice est constitué d'une gravure montrant Daniel et Moïse. Ce dernier a bien perdu ses cornes mais, à la place de sa tête, sortent deux rais.

Longue barbe fluide (l’eau), coiffure échevelée (le feu), lourd manteau (la terre)

Et les artistes suivent. Moïse garde sa longue barbe fluide (l'eau, dit-on), sa coiffure échevelée (le feu), son lourd manteau (la terre), et perd ses cornes. En 1638, le peintre espagnol José de Ribera le dote au-dessus de la tête de deux longues excroissances lumineuses. Dix ans plus tard, Philippe de Champaigne garde l'aspect cornu des rayons mais diminue leur longueur. Son Moïse tient ouvert un livre de pierre (plutôt que les deux tablettes du Texte) sur lequel est gravé le Décalogue. Il paraît soucieux — triste peut-être ? Est-il désolé de l'idolâtrie qui s'empara de son peuple en son absence ? En 1659, Rembrandt représente un Moïse en fureur brisant les tablettes contre un rocher. Aucune corne, aucune lumière ne jaillit de son crâne. Rembrandt respecte la chronologie du Texte : Moïse monte deux fois au sommet du Sinaï : une première fois lorsque se fabrique le veau d'or qui entraînera sa colère et le bris des tablettes (Exode, XXXII, 19), une seconde fois où il redescend avec les nouvelles tablettes et « la peau du visage qui rayonnait » (Exode, XXXIV, 30).

Sauvé des eaux

Ainsi se répète la dualité de Moïse, entre sauveur (Champaigne) et fureur (Rembrandt), à la fois prophète et chef de guerre, comme le sera Mahomet au VIIe siècle. Mais en réalité, si les cornes ont bien disparu de son crâne, si parfois deux rayons lumineux les remplacent, cet épisode de l'Exode n'intéresse plus guère l'Eglise catholique soucieuse de combattre la Réforme. Aux Tables de la Loi (qui remplacent alors le crucifix dans les temples protestants), le XVIIe siècle préfère le deuxième chapitre de l'Exode lorsque Moïse, nourrisson, est sauvé des eaux. 

Cartes postales, le blog arts d'Olivier Cena

“La descente de croix” (1616) de Pierre Paul Rubens

De nombreux tableaux illustrent cet intérêt nouveau, en particulier ceux de Nicolas Poussin (la série des Moïse sauvé des eaux — 1638, 1641, 1647, etc.). Le thème plaît à l'Eglise ­catholique car, selon l'historien Emile Mâle (1862-1954), « Moïse sauvé au berceau était une figure de l'Enfant échappant à la persécution d'Hérode ». L'exégèse chrétienne a toujours utilisé l'Ancien Testament comme préfiguration du Nouveau — ainsi, la vie de Moïse anticiperait celle de Jésus. A l'inverse, l'exégèse juive voit le Nouveau Testament comme une copie de l'Ancien — ainsi, la vie de Jésus serait calquée sur celle de Moïse. Moïse sauvé des eaux annonce donc le massacre des Innocents, mais la popularité du thème s'explique aussi par le regard plus tendre que le XVIIe siècle et sa peinture portent sur la petite enfance. Ce regard se perpétue au siècle suivant puis disparaît. Le XIXe siècle — à part Gustave Moreau qui en fait encore la figure du sublime — oublie Moïse ou le transforme en figure exotique pour tableau orientaliste (Moïse enfant présenté à Pharaon, 1821, de Victor Orsel).

Mi-homme, mi-Dieu : un statut particulier

Depuis, les artistes ne représentent plus Moïse — là encore la règle contient son exception : le Moïse recevant les Tables de la Loi, de Marc Chagall, peint entre 1960 et 1966, pourvu, lui, de quatre rayons lumineux en forme de cornes. Mais la polémique, elle, a repris. Le 5 février 2009, dans sa leçon inaugurale au Collège de France (2) , l'exégète et philologue suisse Thomas Römer revient sur l'ambiguïté du verbe qaran qui « peut signifier rayonner ou être cornu ». Or, dit Römer, « les cornes symbolisent la force et sont souvent des attributs divins ». Dans le cas de Moïse, « médiateur visible entre Yahvé et Israël », les cornes exprimeraient son « statut tout à fait particulier » — mi-homme, mi-Dieu, en quelque sorte. Mais en ce cas, protestent les exégètes juifs, pourquoi est-il écrit que les cornes sortent non de la tête, mais « de la peau du visage » ? Le débat continue.




http://www.telerama.fr/scenes/moise-au-musee-d-art-et-d-histoire-du-judaisme-suivez-le-guide,133302.php

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--br
Moisés, no Museu de Arte e História do Judaísmo
Ele é o mais representado de todos os profetas. Michelangelo de Chagall, ele inspirou escultores e pintores que a integraram, de acordo com os tempos, sábias ou loucas. Mas por que eles affublent alguns chifres?

Estes são o único e as outras esculturas excepcionais. A primeira, uma provação ordenou em 1389 a Noel Sluter pelo Duque de Borgonha, Philip o corajoso para o mosteiro de Champmol em Dijon, permanece apenas o pilar hexagonal tem em cada uma das faces de um profeta (Moisés, David, Jeremias, Zacarias, Daniel e Isaías). O crucifixo desapareceu. Além disso, devido à sua localização (que é construído em uma bacia de água) eo nome dos mais prestigiados profetas representados, que nós chamamos esta relíquia: Bem de Moses. Um século mais tarde, em 1505, o Papa Júlio II convocou Michelangelo Florença e encomendou a segunda: seu mausoléu na Basílica de São Pedro. Mas o Papa morreu em 1513, antes da conclusão da tumba gigantesca que seus descendentes reduzida a proporções mais razoáveis ​​e se estabelecer em uma igreja menor, a Basílica San Pietro in Vincoli. Seis profetas contidos na primeira versão, apenas um permanece, esculpida em 1515: Moisés.

Moisés é bonito, alto, forte, corajoso, inteligente - ideal

De todos os profetas, Moisés, aos quais o Museu de Arte e História do Judaísmo, em Paris dedica uma exposição, é o mais representado. Este é o primeiro de todos, aquele a quem Deus inspirou o Pentateuco (Torá) e as Tábuas da Lei, a pessoa que salvou seu povo eo levou para fora do Egito para a Terra Prometida. Ele é um herói, um super-homem. No início da nossa era, o filósofo Filo de Alexandria (cerca de - 20 aC C.- 45 AD) imagina "uma beleza superior à de um homem comum." Menos de um século depois, o historiador Josefo (v. 37 - V. 100) vê nele o perspicaz e engenhosa de o chefe do exército egípcio. No final do século IV, finalmente, Gregório de Nissa, um Padre da Igreja, escreveu uma vida de Moisés para que jovens monges foram inspirados por um ser que "levantou-se para o extremo limite da perfeição. " Moisés é bonito, alto, forte, corajoso, inteligente - ideal. Caso contrário, como poderia ter sido escolhido por Deus, falar com Ele a cada dia, negociando com ele, contradiz os tempos?

Salvador do seu povo

Mas, como qualquer personagem, Moisés também é ambivalente. Moisés Sluter esculpidas na pedra da Borgonha, Stands, tábuas da Lei em sua mão direita e ombro esquerdo é realizada em seu peito um livro que é escrito em latim: "À noite, a multidão filho de Israel o matará o cordeiro. "Referindo-se ao Capítulo XII do Êxodo, o artista holandês mostra Moisés, o salvador do seu povo. O profeta vira a cabeça para o lado, e seu olhar tanto sereno e decidido verifica a distância. Ele é o Guia.

Moisés olha a Terra Prometida antes de morrer, pastel no cartão Lesser Ury de 1928.

O Moisés de Michelangelo, ele está sentado. Sua poderosos músculos de mármore brilha. Este é um atleta. Ele segura o braço direito nas Tábuas da Lei. Ele também vira a cabeça para o lado, mas o seu olhar terrível mostra tanto a sua ira e indignação. Michelangelo parece capturar a fúria quando Moisés desceu do monte Sinai, onde recebeu os Dez Mandamentos de Deus, ele descobre seu povo prostrado diante do bezerro de ouro (Êxodo XXXII, 19). De acordo com Freud (1), que se refere ao trabalho do historiador de arte alemão Henry Thode, no Moisés enigmático e grandioso "Michelangelo esculpir um" caráter ", um homem" eternamente sentada e com raiva ", masterização sua raiva e desejo de vingança.

Uma frente decorada com raios de luz ou chifres

Mas é sábio ou poderoso, com raiva e salvador, até o século XVII, Moisés é sempre representado mais velho, de barba e chifres. A presença destes pequenos chifres acima da sobrancelha é explicado por uma passagem (versos 29 e 30) do capítulo XXXIV do Êxodo onde diz que quando Moisés desce do Monte Sinai, ele "não sabe que a pele seu rosto ficou radiante. " Os raios se tornar chifres ignora mágica, mas uma interpretação do verbo hebraico Qaran. Quando 383 Jerome (Jerome) é cobrado pelo Papa Dâmaso I a traduzir a Bíblia do hebraico para o latim (Vulgata chamado), que Qaran traduzido como "chifres". Exegetas judeus protestar. Eles explicam que Jerome Qaran confundido o verbo ("spread") com sua raiz qeren ("chifre"). Rashi nasceu em Troyes, em 1040, uma das autoridades rabínicas mais prestigiadas da Idade Média, tenta uma reconciliação: desde irradiar e chifre tem uma raiz comum (QRN), é sobre a compreensão de Qaran como "a luz que brilha e primavera como uma espécie de chifre "...

Debate Teológico

Mas fiel ao texto Latina, a maior parte da Idade Média e da Renascença artistas, pintores, escultores e entalhadores de frente para a parte superior da testa de Moisés dois pequenos crescimentos tornou a marca registrada da imagem do profeta, seus atributos. Como qualquer regra, este tem suas exceções. O afresco da Transfiguração do Notre Dame du Puy-en-Velay, por exemplo, que data do século XIII, mostra um Moses sem chifres, mas coroado com a auréola de um santo. Mas esta representação apresenta um problema teológico, porque no Antigo Testamento, a santidade é reservada somente para Deus. No Novo, há de fato um santo Moisés; há ainda vários Moisés, o etíope disse Black (falecido em 400), Moisés húngaro (falecido em 1043), Moisés Novgorod (falecido em 1362), etc. Este último é um padre italiano Tovini Moisés, que morreu em 1930 e beatificado em 2006.

Philippe de Champaigne, Moisés com as tábuas da Lei, 1645-1663. Óleo sobre tela, Amiens, Picardie Museu.

O surgimento da Reforma Protestante no século XVI irá fechar temporariamente o debate em torno dos chifres. Dada a distribuição de Bíblias em línguas locais, a Igreja Católica, reunidos em concílio em Trento, em 1546 reafirma a autenticidade da tradução de São Jerônimo, tendo em conta as críticas feitas pelos humanistas do Renascimento. Em 1592, o Papa Clemente VIII, finalmente, promulga o texto final, chamada "Vulgata sixto-Clementine", no qual "chifres" é substituído por "radiante". O frontispício consiste de uma gravura mostrando Daniel e Moisés. Este último tem perdido seus chifres, mas em vez de sua cabeça, deixando dois raios.

Barba de fluxo longo (água), despenteado cabelo (fogo), casaco pesado (terra)

E os artistas seguem. Moisés mantém sua longa barba fluido (água, dizem eles), seu cabelo despenteado (fogo), o seu casaco pesado (Terra) e perde seus chifres. Em 1638, o pintor espanhol José de Ribera dota-o sobre a cabeça de dois longos crescimentos luminosos. Dez anos depois, Philippe de Champaigne guarda a aparência de chifres de raios, mas diminui a sua extensão. Sua Moses prende um livro aberto pedra (em vez das duas tábuas do texto) gravado com os Dez Mandamentos. Ele parece preocupado - talvez triste? Ele está arrependido à idolatria que tomou o seu povo na sua ausência? Em 1659, Rembrandt está furioso Moisés quebrando os comprimidos contra uma rocha. Sem chifre, sem molas luz de seu crânio. Rembrandt respeita a cronologia do texto: Moisés sobe duas vezes no topo do Sinai: uma vez que quando se produz o bezerro de ouro irá causar raiva e quebrados comprimidos (Êxodo XXXII, 19), uma segunda vez que ele vai para baixo com novos tablets e "pele facial que brilhava" (Êxodo, XXXIV, 30).

Salvo de afogamento

E repete a dualidade de Moisés, entre salvador (Champaigne) e raiva (Rembrandt), tanto o profeta como senhor da guerra, assim como Mohammed, no século VII. Mas, na realidade, se os chifres foram muito desapareceu de seu crânio, por isso às vezes substituir dois raios de luz, este episódio de Êxodo dificilmente interessado na Igreja Católica ansioso para lutar contra a Reforma. Nos Tábuas da Lei (que neste caso devem substituir crucifixos nas igrejas protestantes), do século XVII prefere o segundo capítulo do Êxodo, quando Moisés, infante, foi resgatado da água.

Cartões postais, o blog de Olivier Cena artes

"A Descida da Cruz" (1616) por Peter Paul Rubens

Numerosas tabelas ilustrar esse novo interesse, especialmente aqueles de Nicolas Poussin (série de Moisés - 1638, 1641, 1647, etc.). Os recursos temáticos para a Igreja Católica porque, de acordo com o historiador Emile Masculino (1862-1954), "Moisés salvou o berço era uma figura do Menino escapar da perseguição de Herodes." Exegese cristã sempre usou o Antigo Testamento como o Novo prenunciando - bem, a vida de Moisés iria antecipar a de Jesus. Por outro lado, a exegese judaica vê o Novo Testamento como uma cópia do Antigo - bem, a vida de Jesus seria modelada sobre a de Moisés. Encontrar de Moses, em seguida, anuncia o Massacre dos Inocentes, mas a popularidade do tema também reflete a aparência mais suave do que o século XVII e suas pinturas se concentrar no início da infância. Este olhar continua no século seguinte e depois desaparece. O século XIX - exceto Gustave Moreau fazendo ainda a figura do sublime - esquecer Moisés ou transformado na figura exótica orientalista para mesa (infantil Moisés apresentou a Faraó, 1821, Victor Orsel).

Metade homem, metade-Deus: um estatuto especial

Desde então, os artistas já não representam Moisés - novamente a regra contém a exceção: Moisés recebe as Tábuas da Lei, Marc Chagall, pintado entre 1960 e 1966, forneceu-lhe, quatro feixes de luz em forma de chifres. Mas a controvérsia, ela assumiu. Em 5 de fevereiro de 2009, em sua aula inaugural no Collège de France (2), o exegeta e filólogo suíço Thomas Römer retorna à ambiguidade do verbo Qaran "pode ​​significar irradiar ou ser cornudo". Agora, diz Römer, "os chifres simbolizam força e são muitas vezes de atributos divinos." No caso de Moisés, "mediador visível entre o Senhor e Israel," os chifres expressar seu "estatuto especial" - metade homem, metade Deus, de alguma forma. Mas, neste caso, os exegetas judeus protestar, por que não está escrito que os chifres saem da cabeça, mas "a pele do rosto"? O debate continua.

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